Sécurité alimentaire d’urgence : le ministère de l’Economie et la BAD signent un accord de financement de 79,3 milliards de FCFA

Le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération et la Banque africaine de développement (BAD) ont procédé, cet après-midi, à une signature d’un accord de prêt pour le Programme de production alimentaire d’urgence. L’objectif visé à travers cet accord est de diminuer dans le court et moyen terme la dépendance du pays aux importations alimentaires à travers l’augmentation de la production et de la productivité des céréales de bases notamment le riz, le mil, le mais ainsi que des produits horticoles comme la pomme de terre.


Selon le représentant-résident de la Banque africaine de développement, le Programme de production alimentaire d’urgence, appui budgétaire sectoriel est le premier approuvé le 8 juillet 2022 de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence. Il s’inscrit dans le cadre de la réponse de la Bad pour appuyer les pays membres régionaux face à la nouvelle crise engendrée par la guerre en Ukraine. Il a pour but de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal par la réduction de la dépendance à l’importation de céréales de bases et de production horticole à vocation vivrière

Ainsi, le programme permettra d’améliorer les productions dès 2022-2023 à travers l’acquisition de 118 000 tonnes d’engrais supplémentaires, de 7000 tonnes de semences de qualité de céréales au profit des producteurs et productrices, 3000 tonnes de semences de niébé et 15 000 tonnes de semences de pomme de terre.

Les principaux résultats et effets du programme attendu portent sur la production de 600 000 tonnes de céréales (mais, riz, blé), 120 000 tonnes de niébé et 150 000 tonnes de pomme de terre. L’intervention permettra environ 850.000 ménages dont 20% dirigés par des femmes d’avoir un accès sécurisé à des semences et intrants de qualités suffisantes.  Sur ce, les différentes réalisations auront un effet positif sur le revenu des ménages ainsi que la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. Le montant total du programme est de 120 millions 987 millions d’euros soit à peu près 79000 milliards de FCFA qui sera décaissé en deux tranches.

Pour sa part le ministre de l’Economie ,Amadou Hot ,  indique que le coût est estimé à 120,9 millions d’euros soit 79,3 milliards de FCFA, Pour lui, cela vise à atténuer exogènes sur le plan financier ,économique, social et à juguler la tendance haussière des productions céréalières observés ces dernières années notamment en concentrant les efforts sur la mise à disposition de principaux intrants  au producteurs(semences, engrais en particulier).Il se décline en trois composantes tels l’amélioration de  l’accès aux semences certifié et l’appui conseil, l’accès aux engrais et aux exploitations agricoles et la gouvernance et la mise en œuvre des politiques publiques  dans le secteur agricole(digitalisation du processus  de distribution des engrais et des semences ).

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