Les Turcs veulent leur place au soleil

La Turquie reste l’un des grands pays à avoir consenti des investissements colossaux dans le secteur des énergies renouvelables.

Les projets des énergies renouvelables en Algérie progressent à une cadence accélérée, tendant à accroître les possibilités d’atteindre rapidement les objectifs tracés par le gouvernement. Le ballet des diplomates, officiels étrangers et autres trusts et investisseurs mondiaux aux cabinets de Benatou Ziane ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables et de Mohamed Arkab ministre de L’Énergie et des Mines traduit, aussi bien l’intérêt que l’attractivité des perspectives des énergies renouvelables en Algérie. C’est dans ce sillage qu’il faut situer les visites récurrentes des officiels et investisseurs turcs en Algérie, dans la perspective de se placer dans ce marché très attractif et prometteur. En effet, une délégation du groupe industriel turc «Tay group» conduite par Ibrahim Ardan, directeur du marketing, a été reçue au siège du ministère de la Transition énergétique et des Énergies renouvelables Mteer, apprend-on. C’est le secrétaire général, Bouziane Mahmah, assisté par des hauts cadres du ministère, qui a reçu la délégation turque. Dans le viseur du groupe d’investissement turc, les projets des énergies renouvelables en Algérie, portant sur le solaire, l’éolien et l’énergie thermodynamique. Les Turcs n’ont pas manqué de manifester leur intérêt quant à investir massivement dans les technologies des énergies solaire, éolienne et hydrogène et autres projets de ce secteur. Exprimant leur volonté de contribuer dans la stratégie du «net zéro carbone», les représentants du groupe ont fait part des projets et investissements importants que compte lancer le groupe dans le domaine des énergies renouvelables, tant en Turquie qu’en Afrique ou en Europe.

Les responsables du ministère, quant à eux, ont exposé «la vision prometteuse de l’Algérie dans ce domaine et les opportunités existantes et celles disponibles dans le cadre de la dynamique nouvelle impulsée par la parution du nouveau Code de l’investissement 18-22, comportant des mesures incitatives, notamment dans le domaine des énergies renouvelables». Cette visite de la délégation turque en Algérie fait suite à d’autres qui ont déjà eu lieu à des niveaux plus ou moins élevés. En juin dernier, le ministre de la Transition énergétique, le professeur Ziane, recevait le P-DG, Mesut Toprak, actionnaire principal et membre du conseil d’administration de l’entreprise algéro-turque Tay autour de ces objectifs et perspectives. «Le groupe Tay compte investir dans les énergies renouvelables en Algérie avec l’assistance du Mteer afin de devenir un acteur important et viser plusieurs applications des énergies renouvelables en Algérie», devait-on annoncer alors. Les responsables du groupe turc n’avaient pas manqué d’exprimer le voeu de voir «Tay Group» participer dans l’ambitieux projet des 1.000 Mw. Le ministre de l’Energie Arkab avait, lui aussi, reçu des diplomates et autres officiels turcs autour de ces mêmes volets d’investissements. Autant dire que l’intérêt des Turcs n’est pas circonstanciel ou limité à la prospection uniquement. Faut-il le rappeler, la Turquie reste l’un des grands pays à avoir consenti des investissements colossaux dans le secteur des énergies renouvelables.. Deux éléments majeurs ont accru l’intérêt autour des projets et perspectives du secteur des énergies renouvelables, à savoir le lancement du cahier des charges du programme «Solar 1.000» et les possibilités de recourir à des financements étrangers, et la publication dans le Journal officiel du nouveau Code de l’investissement, plus, souple et mieux adapté aux normes internationales actuelles. Nombre d’observateurs intéressés et d’experts mondiaux, ont qualifié «le lancement de l’appel d’offres des 1.000 Mw d’énergie solaire d’étape décisive et déterminante dans le domaine des énergies renouvelables en Algérie». Contrairement aux appréhensions des uns et des autres quant au lancement de ce premier projet d’envergure en matière d’énergies renouvelables, le projet semble avancer à pas sûrs et sereins. Toutefois, il serait utile de rappeler certains facteurs, ayant concouru au report des dates fixées préalablement pour le lancement de l’avis d’appel d’offres et l’ouverture des plis. Des facteurs que les responsables du secteur, dont le directeur général de «Shaems» et ceux du commissariat à l’énergie, qualifient d’objectifs pour le succès des programmes d’énergies renouvelables.

Il s’agit avant tout des financements extérieurs à autoriser, d’aspects techniques liés aux nouvelles technologies et des aspects juridiques qui ont été peaufinés. Eu égard à tous ces éléments et d’autres aussi, l’Algérie peut se targuer de jouer un rôle prépondérant en tant qu’acteur dynamique dans la transformation du système énergétique au niveau régional.

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