Thiès à l’épreuve de la modernité et du développement durable

Élu maire aux Locales du 23 janvier 2022, Dr Babacar Diop qui, selon les Thiessois, a érigé « la bonne gouvernance et la transparence en mode de gestion », a engagé plusieurs sentiers structurants pour la modernisation de la cité du Rail.
 
Malgré tous ses atouts, la ville de Thiès, très attractive en raison de sa position stratégique, « souffre de l’absence d’une vision permettant de tirer profit des opportunités liées à la proximité de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et du pôle urbain et industriel de Diamniadio, aux pôles du savoir notamment l’Université Iba Der Thiam, les Classes préparatoires aux grandes écoles, l’ENSA, l’ISEP, l’ENOA, l’EPT qui y sont construits », s’offusquent beaucoup de Thiessois. Et pour inverser la tendance, le maire Dr Babacar Diop a « posé, sous son magistère, des jalons importants pour faire de la ville de Thiès une métropole d’équilibre afin de la repositionner sur l’échiquier des grandes villes africaines », reconnaissent ces derniers.
 
Le lourd héritage de ses prédécesseurs notamment celui de Léopold Sédar Senghor, Ousmane Ngom et Idrissa Seck, sur les épaules, Dr Diop a opté pour une gouvernance démocratique et inclusive qui associe tous les acteurs territoriaux dans l’œuvre collective de développement de la ville en phase aux légitimes aspirations des populations. Aujourd’hui, remarque une bande d’étudiants thiessois à l’université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT-T), « la modernisation de la ville de Thiès est au cœur du programme de l’édile de la cité qui a mis en place un dispositif efficace de gouvernance adossé dans les valeurs de transparence pour une reddition efficiente des comptes ».
 
L’expert en communication et relations publiques, Ousseynou Masserigne Guèye, lui, est d’avis que « le maire Babacar Diop a su imprimer, dès les premières heures de son avènement, sa marque dans la gestion des affaires municipales par une purge du personnel fictif et pléthorique ». Il dit noter « plus de rigueur dans la délivrance des actes administratifs, ce qui lui a permis de neutraliser les faussaires habiles en faux et usage de faux en écritures publiques. Au service de l’état civil, les entrées et les sorties sont désormais régulées pour fixer des limites aux visiteurs étrangers qui y  avaient accès à tout moment ».
 
Transparence, rigueur et bonne gouvernance
 
« Les avis d’appels d’offres dans le cadre de la passation des marchés sont lancés en toute transparence afin de contrecarrer les marchés fictifs ou attribués à des entrepreneurs véreux », se réjouit M. Guèye, selon qui, « pour faire face aux inondations en période d’hivernage, les services techniques municipaux ont déployé les gros moyens pour curer les caniveaux et désensabler les rues. Les dalles des caniveaux défoncés par les camions ont été entièrement reprises pour éviter que les populations y déversent des ordures ménagères ou y jettent des carcasses de bétail. Ces opérations préhivernales  ont fortement contribué à soulager les ménages qui souffraient dès la tombée des premières pluies dans certains quartiers ». Aussi de remarquer : « En parfaite intelligence avec l’UCG, la SONAGED et les agents du cadre de vie du ministère de l’Urbanisme, la voirie urbaine collecte régulièrement les ordures ménagères dans plusieurs quartiers même si la gestion des ordures représente un véritable casse-tête sous nos tropiques où aucune ville ne dispose d’un système efficace de ramassage et de traitement des déchets ».
 
Pour lutter contre l’insalubrité, le maire de Thiès a initié une gestion en régie directe par la collecte domiciliaire, au niveau des artères principales et des quartiers lotis, l’implantation de points de regroupement normalisés (PRN) dans le cadre des initiatives déployées par l’UCG, la collecte semi-groupée des bacs à ordures disséminés au niveau des équipements marchands et à des endroits accessibles des quartiers non lotis, la précollecte et le balayage des principales artères et places publiques, la mise en œuvre d’opérations périodiques d’éradication de dépotoirs contrôlés et des dépôts de transit, par l’utilisation de chargeurs et de camions-bennes.
 
La sécurité ayant toujours été une préoccupation pour les Thiessois qui ont toujours souhaité que leur ville retrouve sa place de ville la plus éclairée du Sénégal, Dr Babacar Diop, pour répondre à cette préoccupation de ses administrés, a remis en service tout le réseau électrique hérité des chantiers de Thiès qui n’étaient plus fonctionnels depuis plus de dix ans.
 
Éducation et formation pour tous
 
« Aujourd’hui, l’avenue Caen, entrée principale de la ville, fortement éclairée, brille de mille feux », remarque Ousseynou Masserigne Guèye, qui souligne : « Babacar Diop a rompu le contrat d’un promoteur privé qui s’était installé sur le site de la Place de France qu’il avait transformée en parc d’attractions payant pour enfants. Dans le même sillage, il a remis à niveau la Promenade des Thiessois qui subissait l’incurie des politiciens qui y affichaient leurs posters et graffitis.  Les aménagements paysagers qui y sont réalisés ont permis de repousser les malfrats qui s’y retranchaient pendant la nuit. »
 
Dans le cadre des chantiers de Thiès 4.4.44, le conseil municipal avait autorisé l’établissement de sociétés multinationales dans certains endroits de la ville en signant des contrats de baux d’une durée de trente (30) ans pour une somme de 4,8 milliards F CFA avec une banque et une société nationale de téléphonie (1 000 m2 loués à l’entreprise de téléphonie pour 500 F  CFA par mois). Le maire de Thiès, selon l’expert en communication et relations publiques, a « renégocié ces contrats de location d’espaces à des privés dans l’intérêt exclusif des Thiessois. Il a su créer les conditions nécessaires pour attirer les investisseurs sur le territoire communal. De grandes entreprises vont bientôt s’y installer afin de mettre à profit la diversification et le dynamisme de l’économie locale ».
 
Aussi, la ville de Thiès, adossée à une longue tradition de coopération avec des villes françaises, allemandes entre autres, est en train de consolider les jumelages et coopérations décentralisées en cours, et d’en nouer d’autres.
 
C’est ainsi que, renseigne M. Guèye, « dans le cadre de son programme ‘’Éducation et formation pour tous’’, Dr Babacar Diop a offert, cette année, 550 bourses aux jeunes Thiessois désireux de se former pour une enveloppe globale de 110 millions F CFA. Et d’ajouter : « L’édile de la ville de Thiès, enseignant-chercheur qui continue de dispenser des cours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, compte, d’ici la fin de son mandat, enrôler 2 000 boursiers afin de bonifier le capital humain et conforter Thiès dans sa vocation de ville d’opportunités. »
 
 

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