Sacré-Coeur : Comment une séance de « spiritisme » a viré au viol

Sacré-Coeur : Comment une séance de « spiritisme » a viré au viol

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Libération rejoue le film du viol du pasteur Jean E. Dacosta sur sa fidèle, lors d’une séance de d’exorcisme à Sacré-Cœur.

Le pasteur officie dans une église sise aux Parcelles Assainies (quartier dakarois).

Il effectuait aussi des prestations privées, chez lui, à Sacré-Cœur, où il recevait ses fidèles majoritairement composés de femmes.

La victime s’est rendue chez lui pour une séance d’exorcisme.

Lors de son audition par les gendarmes, le pasteur confie : «Au moment de la cérémonie de prières, la fidèle est tombée en transe.»

Surnommé «le berger», le pasteur dit indiquer à l’assistance que la situation de la femme est très grave.

Il fallait impérativement chasser l’esprit, « venu de l’enfer », qui était en passe d’anéantir sa patiente K. E. Sarr.

«C’est un incube, son mari de nuit», dit le Pasteur au gendarme.

Au moment de la prière, il demande à la dame d’enlever son pantalon. Cette dernière hésite avant de s’exécuter, mal à l’aise.

Il lui donne un liquide et du sel avant de marmonner des incantations.

«Que vois-tu ?», demande-t-il à la femme. «Des serpents», répond la possédée.

C’est en ce moment que Jean Dacosta lui a versé de l’huile, sur le ventre puis sur ses parties intimes, et lui demande de pousser comme si elle accouchait.

La dame raconte qu’elle ne pouvait plus bouger. Elle était hypnotisée mais consciente. C’est là, confie-t-elle, que le pasteur l’a pénétrée.

Après avoir assouvi sa libido, le pasteur nettoie les lieux et lui demande de débarrasser le plancher.

Le pasteur a été placé, hier, sous mandat de dépôt à la prison du Cap Manuel pour viol et charlatanisme.

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