Retour des taxes américaines sur l’aluminium canadien à partir de ce dimanche

Retour des taxes américaines sur l’aluminium canadien à partir de ce dimanche

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À partir de ce dimanche 16 août, les États unis imposent des droits de douane de 10 % sur les importations d’aluminium canadien afin de protéger les producteurs américains. Furieux, le Canada a promis des contre-mesures qui vont être appliquées mi-septembre.

Donald Trump a mis ses menaces à exécution. Le président avait prévenu que si les importations d’aluminium canadien ne baissaient pas, il allait réimposer des tarifs douaniers. Selon lui, les exportations canadiennes n’ont fait qu’augmenter depuis un an, ce que conteste l’association de l’aluminium du Canada.

Pour Ottawa, la mise en place de ces tarifs douaniers est incompréhensible, quelques semaines après l’entrée en vigueur du nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Furieux, le gouvernement canadien réplique : il a l’intention d’appliquer à partir de 16 septembre des droits de douanes d’une valeur équivalente soit de 2,2 milliards d’euros sur plusieurs produits provenant des États-Unis. Leur liste est en train d’être dressée.

Les autorités canadiennes ne comprennent pas non plus pourquoi l’administration américaine revient sur ce dossier clos il y a à peine plus d’un an. En effet, en mai 2018, Donald Trump avait déjà imposé des tarifs douaniers similaires sur l’aluminium canadien. Il les a levés un an plus tard.

À partir de ce dimanche 16 août, les États unis imposent des droits de douane de 10 % sur les importations d’aluminium canadien afin de protéger les producteurs américains. Furieux, le Canada a promis des contre-mesures qui vont être appliquées mi-septembre.

Donald Trump a mis ses menaces à exécution. Le président avait prévenu que si les importations d’aluminium canadien ne baissaient pas, il allait réimposer des tarifs douaniers. Selon lui, les exportations canadiennes n’ont fait qu’augmenter depuis un an, ce que conteste l’association de l’aluminium du Canada.

Pour Ottawa, la mise en place de ces tarifs douaniers est incompréhensible, quelques semaines après l’entrée en vigueur du nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Furieux, le gouvernement canadien réplique : il a l’intention d’appliquer à partir de 16 septembre des droits de douanes d’une valeur équivalente soit de 2,2 milliards d’euros sur plusieurs produits provenant des États-Unis. Leur liste est en train d’être dressée.

Les autorités canadiennes ne comprennent pas non plus pourquoi l’administration américaine revient sur ce dossier clos il y a à peine plus d’un an. En effet, en mai 2018, Donald Trump avait déjà imposé des tarifs douaniers similaires sur l’aluminium canadien. Il les a levés un an plus tard.

Pour le Canada dont 80 % des exportations sont à destination des États-Unis, une relation commerciale apaisée est primordiale. Mais si les deux pays partageaient une relation spéciale jusqu’à l’élection de Donald Trump, depuis l’arrivée du milliardaire à la Maison Blanche, Ottawa sait qu’il peut désormais subir les foudres commerciales du président américain, notamment en période électorale, comme l’explique Frederick Gagnon, titulaire de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques à l’université du Québec à Montréal.

Donald Trump « ne fait pas la distinction entre les alliés traditionnels des Etats-Unis et les autres pays, souligne Frédérick Gagnon, au micro de Sylvie Noel, cheffe du service international de RFI. C’est une vision héritée de son parcours d’homme d’affaires. Trump aime déstabiliser et même si vous êtes traditionnellement un ami des Etats-Unis, il va le faire à votre égard s’il a l’impression que vous avez adopté des politiques économiques défavorables aux intérêts américains. Et Donald Trump a une vision aussi électoraliste de ses politiques internationales à l’approche des élections de 2020. Il semble se dire que cela peut être payant sur le plan électoral d’imposer de nouveaux tarifs sur l’aluminium parce qu’il y a des travailleurs américains qui verront cela d’un bon œil dans des États-clés de l’élection de 2020, notamment la Pennsylvanie et l’Ohio. »

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