Migrants de retour en Afrique : La rareté des données statistiques plombe les recherches

La migration est très difficile à mesurer. Les données sur le nombre d’immigrants de retour dans leurs pays d’origine difficiles à obtenir. Les données des recensements de 2013 dans lesquels il y avait des résidences entre 5 et 10 ans, on était à moins de 1 %. Ces données confirment que c’est un phénomène rare et très difficile à mesurer. Et le problème est que ces outils statistiques ne mesurent pas les pratiques réelles des migrants qui circulent beaucoup, selon une étude sur les circulations et les migrations  de retour en Afrique de l’Ouest.
«Dans tous les cas, ça reste un phénomène rare. Et les gens s’intéressent plus à cette migration qui se fait vers l’Europe, notamment en Espagne, en France et en Italie, qui sont les principaux pays de destination des migrants sénégalais», a expliqué Audrey Noël, chercheuse. 
À côté de toute la migration, la circulation et le retour des migrants au sein de l’Afrique, dans la sous-région ouest-africaine passent sous les radars et sont très difficiles à mesurer, dit-elle. Il s’agit d’un phénomène rare, d’après les statistiques et qui a un impact et des effets assez importants sur la société, sur le développement économique à travers la diaspora. Mais aussi la diaspora qui décide de retourner ou de circuler.
Les politiques sur la migration visent à limiter les arrivées de migrants. Elles visent aussi à fixer les gens à destination. En effet, quand on n’a pas, par exemple, des papiers en France, en Italie ou en Espagne, on ne prend pas le risque de retourner au pays. «On fixe les gens sur place. On montre qu’on est en train de faire quelque chose, alors qu’en pratique, ça ne marche  pas et crée des effets délétères». 
Le plus important pour elle, est de travailler avec les pays d’origine à travers un dialogue pour trouver des solutions qui puissent convenir à tous. Il s’agit de réfléchir sur des politiques qui peuvent encourager la migration circulaire et donner la possibilité aux gens de partir et pas dans des conditions très dangereuses. 
Jean-Luc Gomis, Chef de la Division migration et suivi des accords d’échanges et de main-d’oeuvre à la Direction de l’Emploi du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat, note qu’au Sénégal, la migration irrégulière est un grand problème pour l’État, notamment les accidents, les drames.  Il faut, selon lui, renforcer les mesures que l’État du Sénégal a mises en place en matière de migration, pour éviter que ces drames ne se reproduisent. 
«Nous travaillons avec l’Organisation internationale pour la migration (OIM) à travers la Direction de l’Emploi, en prenant en charge les migrants. Le service de l’emploi travaille à leur réinsertion et leur réintégration, en leur apportant le suivi nécessaire afin de leur permettre de reprendre une vie normale».

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