Mendicité, abus sexuels, retrait des enfants de la rue… : Les enfants portent le plaidoyer

Le Sénégal subit de plein fouet le phénomène des abus sexuels, de meurtres, de maltraitance, d’exploitation, de mendicité… sur des enfants.
 
 »Aujourd’hui, la petite enfance est caractérisée par beaucoup de violences, notamment les viols, les abus sexuels, les mariages précoces », déplore la représentante des enfants et présidente du Conseil consultatif des jeunes et enfants de Rufisque, Marie Bocondji Niang. 
 
En effet, sous l’initiative de la Direction de la Promotion des droits et de la protection des enfants (Dpdpe), supervisée par le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre… des enfants des 46 départements du Sénégal, âgés de 13 à 17 ans, vont être capacités sur des connaissances pratiques en relation avec leurs droits et responsabilités.
 
 »Le retrait des enfants de la rue est une préoccupation majeure, parce que la place de l’enfant ce n’est pas dans la rue. C’est injuste que pendant que certains bénéficient du confort d’un foyer, que d’autres soient en situation de rue. Nous interpellons les autorités à continuer le projet de retrait des enfants de la rue », interpelle Marie B. Niang.
 
En effet, dans le cadre de la campagne nationale de communication, de plaidoyer et de mobilisation sociale sur les droits des enfants, ces derniers ne seront pas en reste. Car, au lieu de demeurer des bénéficiaires, ils seront plutôt des acteurs dans les décisions qui seront prises pour leur bien-être et leur protection. 
 
Diéguy Diop Fall, Directrice de la Dpdpe, prône l’implication effective des enfants dans la politique nationale de protection. Elle assure ne pas comprendre qu’avec toutes les initiatives prises par l’État, que des enfants continuent à subir des maltraitances et autres sévices. 
 
 »On a eu à retirer des enfants dans la rue et on ne va pas s’en arrêter là. Au-delà de ce retrait, nous essayons de voir comment les réinsérer socialement et économiquement. Pourquoi les enfants sont-ils dans la rue ? Pourquoi, malgré tous les efforts que l’État du Sénégal déploie, les enfants demeurent encore dans la rue, à subir des maltraitances ? », interpelle la directrice de la Promotion des droits et de la protection des enfants.
 
Toutefois, elle reconnait que la prise en compte limitée de la protection de l’enfant dans l’allocation des ressources publiques et la disparité de l’intervention des partenaires techniques et financiers ont aussi impacté sur l’efficacité dans l’atteinte des objectifs initiaux.
 
Aussi, le faible niveau de renforcement des enfants en vue de leur participation du point de vue pratique, constitue un enjeu qu’il faut résolument prendre en compte. Cet enjeu est, en réalité, central pour opérer un basculement majeur dans l’effectivité des stratégies et interventions de protection (prévention et prise en charge) de l’enfant.
 
Une campagne de sensibilisation, de communication sera faite, assure-t-elle, afin que les parents sachent que la place de l’enfant n’est pas dans la rue.  »La place de l’enfant, elle est au sein d’une famille, d’un foyer. Il y a des politiques publiques qui sont définies, l’ensemble des instruments juridiques sont ratifiés par l’État du Sénégal. Mais cela ne suffit pas. On voit encore les enfants dans la rue, exposés à des violences. On interpelle les parents. On sensibilise le monde entier. Qu’ils sachent que la place de l’enfant, ce n’est pas dans la rue. La famille demeure la première cellule d’éducation et de protection d’un enfant », affirme-t-elle.

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