Manifestations violentes au Sénégal : Doudou Ka estime que «les responsabilités doivent être situées»

Les menaces de certains opposants politiques, de certaines organisations de défense des droits humains et de la société civile sénégalaise de porter plainte, contre le président de la République Macky Sall et son pouvoir, à la Cour pénale internationale (Cpi) suite aux morts d’hommes qui ont été notées au cours des manifestations violentes à Dakar et dans certaines localités du pays, n’ébranlent point le directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass, Doudou Ka.

En effet, l’invité de l’émission «Jury du dimanche» d’iRadio de ce dimanche 14 mars 2021 a estimé que «les responsabilités doivent être situées» dans cette affaire.

«On ne peut appeler les jeunes à un combat de gladiateurs, à descendre dans la rue, avec une violence verbale qui a surpris beaucoup de républicains, et se précipiter pour vouloir aller présenter une plainte contre l’Etat au niveau de la Cpi», a-t-il lancé.

Mieux, il ajoute : «S’il y a une enquête sérieuse qui est menée plus tard par la Cpi, les gens qui sont partis présenter cette plainte seront les premiers inculpés.»

Le politique, contrairement à d’autres, a soutenu également que ces manifestations violentes qui ont émaillé le Sénégal, suite à l’arrestation du leader du Pastef, ont permis, au pouvoir comme à l’opposition, de tirer «les bonnes leçons».

«Cette crise a permis, à tous les acteurs, de tirer les bonnes leçons et d’aller vers l’appel du président de la République à une sérénité, à la consolidation de l’Etat de droit et d’aller à l’essentiel», a déclaré Doudou Ka.

Avant de préciser : «Moi, ce qui m’intéresse, c’est qu’il y ait un échange, des débats démocratiques, des positions de l’opposition, de la société civile et du pouvoir, parce que la démocratie, c’est d’abord l’échange libre de nos convictions, de nos visions, de nos perceptions de la Constitution.»

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