Mandat d’arrêt international : pourquoi la justice française traque Gabrielle Kane

«Gabrielle Kane est sous le coup d’un mandat d’arrêt international» : l’information a fait le tour des médias. L’activiste l’a confirmée dans un post sur les réseaux sociaux sans en révéler les tenants et les aboutissants. Mais on en sait un peu plus sur cette affaire grâce à L’Observateur.

Dans son édition de ce jeudi 13 juin, le journal du Groupe futurs médias rapporte que le mandat d’arrêt en question est émis par la justice française «à la suite d’une série de plaintes déposées en France par [l’]ex époux [de l’influenceuse] relativement à la garde de leur enfant». Le quotidien d’information, citant «des sources», rapporte que le plaignant, «de nationalité française», accuse Gabrielle Kane «d’avoir enlevé leur enfant». Le dossier a atterri sur la table d’un juge, qui a signifié le mandat d’arrêt à l’avocat de la mise en cause, «Me Ifrah, établi en France».

L’Observateur signale avoir contacté l’activiste pour avoir sa version des faits, sans succès. «Gabrielle Kane n’a pas souhaité se prononcer sans l’aval de son avocat», détaille le journal, qui a, malgré tout, fait la genèse de l’affaire.

«Gabrielle Kane est dangereuse»

Celle-ci remonte à 2018. Après le divorce avec Gabrielle Kane, rembobine le quotidien d’information, l’ex de l’activiste saisit en référé le juge des affaires familiales du Mans, le 26 février de cette année-là. Son objectif : obtenir la garde exclusive de l’enfant, qui était alors âgé d’un an. Le principal argument du demandeur, souligne L’Observateur : Gabrielle Kane serait «dangereuse».

Le 22 mars 2018, le juge «confie» l’enfant à sa mère le temps que soit bouclée une expertise qu’il a ordonnée. Le 17 mai, le verdict tombe : la garde est confiée à Gabrielle Kane.

Trois ans plus tard, juillet 2020, l’activiste rentre au Sénégal avec son fils. Un an s’écoule avant que Gabrielle Kane, le 10 août 2021, saisit le tribunal d’instance de Dakar avec l’espoir que la justice sénégalaise, comme celle française, lui accorde la garde.

La contre-attaque de l’ex-mari

Évoquée le 26 août, l’affaire est renvoyée 23 novembre. Jugée à cette date, elle mise en délibéré pour le 15 décembre. Gabrielle Kane, qui avait comparu seule à l’audience, obtient gain de cause. Le père obtient le droit de visite qu’il exercera «dès qu’il se manifestera», précise L’Observateur.

«[Mais] dès qu’il a posé les pieds à Dakar, l’ex-époux a saisi le tribunal d’instance lors classe de Dakar pour la révision de la procédure», rapporte le journal. Le juge considère son opposition recevable, mais maintient la décision initiale : l’enfant reste avec Gabrielle Kane qui aurait renoncé à la pension alimentaire, selon le quotidien du Groupe futurs médias.

C’est à la suite de cette décision de justice qui lui est défavorable que l’ex de l’activiste a déposé plainte en France, accusant cette dernière d’enlèvement. D’où le mandat d’arrêt international.

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