Mali. La junte militaire libérera-t-elle Ibrahim Boubacar Keita ?

Mali. La junte militaire libérera-t-elle Ibrahim Boubacar Keita ?

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Des émissaires de pays voisins étaient au Mali, ce week-end. Les négociations n’ont pas abouti sur la libération du président déchu.

L’accueil est chaleureux, bien que l’ambiance soit électrique. Samedi 22 août, les émissaires de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), emmenés par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, ont été accueillis par deux membres de la junte militaire ayant pris le pouvoir au Mali pour  rétablir l’ordre constitutionnel  après le coup d’État de mardi 18 août. Goodluck Jonathan a déclaré que les discussions permettraient  d’arriver à quelque chose de bon pour le pays, pour la Cedeao et pour la communauté internationale  .

L’embargo au centre des débats

C’est pourtant dans un contexte de vive tension que la délégation de la Cedeao a atterri à l’aéroport de Bamako. Lorsque le président déchu Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a prononcé sa démission, mardi, l’organisation africaine menaçait les mutins d’isoler le pays. Une décision vivement contestée par le peuple malien comme par les militaires au pouvoir rassemblés au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

Le principal des discussions s’est déroulé dimanche 23 août. Au centre des débats : l’embargo,  essentiellement  , a glissé le colonel-major Ismaël Wague, porte-parole du CNSP.

Une levée des sanctions qui ne pourrait se faire sans l’une des revendications les plus chères de la Cedeao : la libération d’IBK, 75 ans, que les envoyés ont rencontré samedi soir.  Nous l’avons trouvé en bonne santé  , a précisé Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission ad hoc. La junte le fera-t-elle, alors que beaucoup de Maliens souhaitent qu’il réponde de sa mauvaise gouvernance ? C’est la question.

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