Mal gouvernance, scandales financiers : l’initiative Sam Sunu Sénégal portée sur les fonts baptismaux

Constatant un climat polico-sociale tendue partout à travers le pays, une précarité financière aiguë, la perte des valeurs civiques et morales, des citoyens imbus d’une seule volonté de maintenir la paix dans notre pays quelque soit la divergence, ont lancé ce dimanche 25 décembre à Thiès un cadre national œuvrant dans ce sens.
 
Selon Bassirou Seck, coordinateur de la cellule de communication de l’initiative de l’association, Sam Sunu Sénégal se veut être claire, rien ne vaudra plus que la cohésion sociale du pays.
Ainsi, Sam Sunu Sénégal qui n’est ni du pouvoir ni de l’opposition compte prendre son bâton de pèlerin pour apaiser tous les foyers de tensions.
 
L’organisation constituée d’hommes et de femmes, de jeunes et de sages de toutes contrées du pays veut ainsi influencer positivement les politiques publiques au niveau national et locale en matière de gouvernance, l’accès aux services sociaux de base, la justice, l’accès à l’emploi et la promotion de la paix et de la sécurité.  
Justement, réunis à Thiès autour d’un forum, 200 jeunes de l’association Samm Sunu Sénégal (SSS) ont passé en revue, les questions politiques, économiques qui agitent la vie nationale. Selon Bassirou Seck, les audits internationaux, les chiffres de la dette, de la démographie et du niveau de vie, laissent apparaître une situation désespérée. Un désespoir fondé à ses yeux, d’autant plus « des institutions pour le moins importantes, ont aujourd’hui perdu toute la légitimité et ne semblent plus mettre en avant la justice et la vertu, favorisant du coup la violence ». Il cite le spectacle désolant, récemment offert par la représentation nationale, transformant l’Hémicycle en « ring de king boxing ». 
Il note également les scandales financiers révélés au grand jour et de façon presque concomitante par les rapports 2021 de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) et la Cour des Comptes. Et ces faits dit-il, interviennent dans un contexte d’aggravation de la situation économique, marquée par le chômage des jeunes, des dysfonctionnements dans les secteurs clés de l’agriculture, l’industrie, le commerce extérieur, etc. Pendant ce temps, les paysans voient leurs rendements stagner, les terres disponibles se raréfier, le couvert végétal se dégrader. Et c’est pourquoi d’ailleurs, il indique que certains n’hésitent pas à prendre les chemins de l’exode, à la quête d’un probable mis-être économique. Mais dans ce cas, le rêve se transforme souvent en cauchemar et c’est ainsi qu’ils sombrent dans le chômage, avant d’aller lentement mais sûrement vers la dérive, car étant coupés de leurs attaches sociales. Pour lui, ce déclin économique atteint forcément les structures sociales et risquerait de désagréger les communautés traditionnelles et récentes. D’après lui, la société politique a échoué dans toutes ses expériences de redressement et c’est pourquoi la société citoyenne s’est réveillée, pour aller à la recherche de ses leaders. Il regrette que certains de ces leaders ne trouvent rien de mieux à faire que de s’adonner allègrement au reniement de leurs engagements les plus solennels, à la culture de la ruse, de la manipulation des règles et à l’affaiblissement délibéré des institutions. Ce qui constitue à ses yeux, un signal dévastateur donné aux jeunes. Mais selon lui, tout n’est pas définitivement perdu, car il y a encore des lueurs d’espoir. En effet, il souligne que force est de constater que de plus en plus, les dirigeants ont pris une conscience plus nette de la situation de leur pays, des erreurs du passées et des changements à opérer. « Hommes et femmes, musulmans et chrétiens, jeunes, adulte, personnes du troisième âge, animateurs indépendants, experts administratifs, gestionnaires financiers, responsables politiques, nous sommes saisis dans le concret de nos activités, tous dépouillés de nos préjugés simplificateurs, et tous en définitive renvoyés à l’urgence d’une action nouvelle, mais intelligente et praticable » a-t-il déclaré. 
 
C’est dans ce cadre que l’association Samm Sunu Sénégal (SSS) est portée sur les fonts baptismaux, pour se positionner en alternative crédible des leaders politique dont « la faillite morale nourrit la violence, la peur de l’avenir et la désillusion ». En tant qu’acteur du grand réveil de la responsabilité citoyenne, elle se prescrit l’ambition de promouvoir le retour à la source. Il ajoute que les discours des religieux, mais aussi des populations, traduisent de plus en plus la prise de conscience d’un véritable impératif catégorique qui s’énonce désormais. Il s’agit de la priorité à la paix et à la concorde, pour sauver le pays de la désintégration de son tissu social. « Ce qui se joue aujourd’hui au Sénégal, ce n’est pas l’avenir personnel des leaders politiques au soir de leur carrière. Ce qui est en jeu, c’est la capacité de tous les citoyens, à arrêter d’alimenter les divisions, les fractures, les rancœurs, les envies de revanche, voire de vengeance. Cette invite jettera les bases de la fabrication d’une opinion collective et un courant jeune, pour la correction de la démocratie des partis, par une démocratie citoyenne » a-t-il indiqué. Il renseigne que les interventions de l’association tendent vers la mobilisation, pour influencer positivement les politiques publiques au niveau national et local, en matière de gouvernance de l’accès aux services de base, la justice, l’emploi, mais aussi la promotion de la paix et de la sécurité.

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