Le Sénégal aux aguets pour la biodiversité : immersion ministérielle au Djoudj pour le grand comptage des oiseaux
Du 14 au 16 janvier 2026, le ministre de l’Environnement, Dr El Hadji Abdourahmane DIOUF, a effectué une tournée dans la région de Saint-Louis, point d’orgue d’une visite au Parc national des Oiseaux du Djoudj pour lancer le Dénombrement International des Oiseaux d’Eau (DIOE). Une opération scientifique mondiale qui souligne l’engagement du Sénégal pour la préservation de ses zones humides.

Saint-Louis, le 16 janvier 2026 – Dans le cadre du Dénombrement International des Oiseaux d’Eau (DIOE), le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane DIOUF, a choisi le terrain pour lancer l’édition 2026. Du 14 au 16 janvier, une visite officielle intensive dans la région de Saint-Louis a culminé par une immersion, jeudi 15 janvier, au cœur du sanctuaire ornithologique du Parc national des Oiseaux du Djoudj (PNOD).
Au rythme du Djoudj pour un lancement symbolique
La journée du 15 janvier a été entièrement dédiée à ce joyau du delta du fleuve Sénégal, classé site Ramsar. Départ à l’aube, à 6h00, pour une navigation de plusieurs heures entre le Petit Djoudj, le Grand Lac et les zones de nichoirs, permettant au ministre et à sa délégation d’observer la richesse aviaire du parc. L’après-midi a été consacré à l’inspection des infrastructures et, surtout, à un échange direct avec les communautés locales, rappelant le lien essentiel entre protection de la nature et développement des populations riveraines.
Le DIOE, un baromètre essentiel de la biodiversité
Cette visite coïncidait avec le lancement officiel du DIOE 2026, une opération de science citoyenne menée depuis 1967 dans 143 pays. Coordonné au Sénégal par la Direction des Parcs nationaux (DPN), le dénombrement mobilise cette année 37 sites et 219 secteurs à travers le pays, impliquant écogardes, agents des eaux et forêts, chercheurs et bénévoles.
« Ce dénombrement est bien plus qu’un simple comptage. C’est un outil scientifique essentiel pour estimer la taille des populations, évaluer la santé de nos écosystèmes humides et guider nos politiques de conservation », a insisté le ministre DIOUF sur le terrain.
Le Phaéton à bec rouge, parrain d’une édition sous le signe de la fragilité
L’édition 2026 est placée sous le patronage d’une espèce rare et emblématique : le Phaéton à bec rouge. Cet oiseau marin, à la forte valeur patrimoniale pour la communauté lébou et qui niche principalement dans le Parc national des Îles de la Madeleine à Dakar, a été choisi pour symboliser la vulnérabilité de certaines espèces et la nécessité de protéger leurs habitats fragiles.
Un leadership régional affirmé sur le terrain
Les deux autres jours de la tournée ont confirmé l’approche intégrée des autorités : visite de la réserve de Bango, de la pépinière des Eaux et Forêts, de la réserve de Guembeul, et du Parc National de la Langue de Barbarie pour y constater les défis de l’érosion côtière. À travers cette visite et la conduite rigoureuse du DIOE, le Sénégal réaffirme son leadership régional en matière de conservation des zones humides. Le parc du Djoudj, avec ses près de 24 000 hectares abritant quelque 365 espèces d’oiseaux, demeure un rempart essentiel pour l’avenir de la biodiversité ouest-africaine.

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