La France « gravement préoccupée » par la dégradation sécuritaire au Mali

La France « gravement préoccupée » par la dégradation sécuritaire au Mali

La France condamne le massacre de plus de 130 civils perpétré dans le centre du Mali, lors d’attaques djihadistes, et dénonce « la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire » dans le pays, où elle est en train de retirer ses forces militaires.

La France condamne le massacre de plus de 130 civils perpétré dans le centre du Mali, lors d’attaques djihadistes, et dénonce « la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire » dans le pays, où elle est en train de retirer ses forces militaires.

La France a condamné mardi 21 juin 2022 le massacre de plus de 130 civils dans le centre du Mali et s’est dite « gravement préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire » dans ce pays dont elle est en train de se retirer militairement.

Des massacres

« La France condamne avec la plus grande fermeté les massacres contre les populations civiles survenues dans le cercle de Bankass dans la nuit du 18 au 19 juin », selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères.

Le Mali a connu au cours du week-end un de ses pires carnages de civils, qui est aussi la dernière tuerie en date d’une série en cours à travers le Sahel.

Selon le gouvernement, 132 civils ont été tués par des hommes de la Katiba Macina, le groupe djihadiste du prédicateur peul Amadou Kouffa, à Diallassagou et dans deux localités environnantes, à quelques dizaines de kilomètres de Bankass.

Une « intensification des attaques »

Dans sa déclaration, le Quai d’Orsay s’inquiète également de « l’intensification des attaques contre les populations civiles ces derniers mois » au Mali.

La France, qui a déployé pendant plusieurs années des milliers de militaires au Mali dans le cadre de son opération anti-djihadiste Barkhane au Sahel (jusqu’à 5 100 hommes), a été poussée vers la sortie par la junte au pouvoir à Bamako depuis août 2020.

L’armée française aura bouclé son retrait du pays à la fin de l’été, après neuf ans d’engagement militaire, et va réduire son dispositif au Sahel.

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