Journée mondiale de la lutte contre la drépanocytose : Plus de 4 000 enfants et 3 000 adultes porteurs d’une drépanocytose maladie sont suivis au Sénégal

La communauté mondiale a célébré, ce 19 juin, la Journée de la lutte contre la drépanocytose. Au Sénégal, plus de 4 000 enfants et 3 000 adultes porteurs d’une drépanocytose maladie sont suivis dans les services organisés à cet effet.
 
Le Sénégal fait partie de la zone intertropicale d’Afrique dont les populations sont à très haut risque d’atteinte de la maladie drépanocytaire. Le taux de prévalence du portage du gène est estimé à 10 % dans la population générale. 
 
Selon les données de la Direction de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé et de l’Action sociale, « chaque année, 2 000 enfants porteurs d’une drépanocytose maladie naissent dans le pays et qu’actuellement plus de 4 000 enfants et 3 000 adultes porteurs d’une drépanocytose maladie sont suivis dans les services organisés à cet effet (USAD, CNTS, Dalal Jamm) ». 
 
Au-delà de la prise en compte de la drépanocytose dans le Plan intégré de lutte contre les MNT 2017-2020, l’État du Sénégal, selon un communiqué, a procédé à « la construction et à l’équipement de l’Unité de soins ambulatoires pour enfants et adolescents drépanocytaires (USAD) au centre hospitalier d’enfants Albert Royer en 2017 grâce au partenariat entre le MSAS et la Principauté de Monaco, à travers sa Direction de la coopération internationale (DCI) ». 
 
Au niveau des réalisations, on note aussi « la vulgarisation du Guide sous-régional de PEC de la drépanocytose, fruit de la collaboration entre la DCI et le réseau GRAD-6 constituée par cinq pays de la sous-région, dont le Sénégal et Madagascar, piloté et sous l’impulsion du Pr. Ibrahima Diagne ». Ce guide a été élaboré dans l’optique d’harmoniser la prise en charge de la drépanocytose à tous les niveaux de la pyramide sanitaire pour rendre accessible la prise en charge quel que soit le lieu de résidence du patient et améliorer la qualité des soins. 
 
S’y ajoutent « l’intégration de l’enseignement de la drépanocytose dans les modules de formation sur les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque destinés à l’école élémentaire » et aussi, « l’intégration d’une grande partie des médicaments utilisés dans la prise en charge de la drépanocytose sur la liste des médicaments essentiels (…) », entre autres actions.
 
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, en collaboration avec l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose (ASD), a déployé une batterie d’activités dans  le but de sensibiliser le grand public sur la problématique de la maladie et la nécessité d’un dépistage, mais également d’alerter sur les possibilités de soins.
 
La drépanocytose est une maladie génétique du sang qui se caractérise par la présence d’hémoglobine anormale provoquant la déformation des globules rouges. Il ressort que « le principal facteur de risque est le mariage consanguin (mariage entre parents proches),  d’où l’importance de connaître son arbre généalogique et son profil d’hémoglobine ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous post Le patrouilleur de haute mer Niani intercepte une pirogue de 52 migrants
Next post Forum mondial pour la souveraineté et l’innovation vaccinales : Le président Diomaye est arrivé en France