Initiative Villes vertes de la FAO

Initiative Villes vertes de la FAO

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Une mutation – tant démographique qu’économique et psychosociale – commence à transparaître dans les approches adoptées par les institutions en matière d’alimentation et d’agriculture. Pour M. Eduardo Mansur, Directeur du Bureau du changement climatique, de la biodiversité et de l’environnement à la FAO, la nouvelle initiative de l’Organisation intitulée Villes vertes associe des «approches urbaines, périurbaines et rurales» pour améliorer la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et la santé. Il s’agit de réajuster et d’intégrer les politiques et la dynamique spatiale, de stimuler l’innovation et de promouvoir l’inclusion sociale, de manière à combler le fossé entre les villes et l’arrière-pays, et de faire en sorte que chacun ait accès à des espaces verts et des aliments nutritifs, souligne la FAO.
L’Initiative part d’un constat sans appel: loin des vitrines telles que la Porta Nuova de Milan, la vie urbaine reste, pour de nombreuses personnes à travers le monde, synonyme de lutte pour la santé et la nutrition. Bien plus d’un milliard de personnes vivent dans des quartiers surpeuplés, peu sûrs et insalubres. Dans ces quartiers informels règnent la faim, la sous-alimentation, l’excès pondéral et l’obésité.
Très souvent, souligne le texte, les habitants ne peuvent pas s’offrir une alimentation saine, qui comprend des fruits et des légumes, repose sur un bon équilibre nutritionnel et ne se compose pas seulement de féculents. La pandémie de covid-19 est venue fragiliser davantage la disponibilité des denrées alimentaires et leur acheminement: de toute évidence, il ne sera donc possible de réduire la faim, la malnutrition et les problèmes de santé humaine et environnementale qu’en raccourcissant considérablement la distance entre le lieu de production et le lieu de consommation des aliments.
L’Initiative Villes vertes a pour objectif de rallier 100 villes d’ici trois ans et 1 000 d’ici 2030, note la même source. Avant d’ajouter qu’elle cible dans un premier temps l’Afrique, de Praïa (Cabo Verde) à Nairobi (Kenya), soit d’une extrémité à l’autre du continent.
Hormis quelques rares exceptions, la plupart des villes africaines comptent moins de 300 000 habitants et nombre d’entre elles ne sont pas définies comme telles. Grâce à leur caractère à la fois urbain et rural, il est possible de promouvoir la création d’exploitations agricoles en ville, de tirer parti du fait que les habitants sont à la fois producteurs et consommateurs et, ce faisant, de jeter les bases de systèmes agroalimentaires locaux plus résilients. En plus de renforcer la sécurité alimentaire, ces systèmes peuvent contribuer à stabiliser la main-d’œuvre et à créer de nouveaux emplois au sein de la «chaîne de valeur», souligne l’agence spécialisée de l’ONU.

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