Egypte: une ONG dénonce des arrestations préventives

Egypte: une ONG dénonce des arrestations préventives

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Au moins 944 personnes ont été arrêtées préventivement en Egypte à la suite de suspicions de manifestations. C’est le décompte mené par la Commission égyptienne pour les droits et les libertés, une ONG de défense des droits de l’homme. Et 147 prévenus n’ont toujours pas été présentés à un juge ; leurs familles ne savent pas où ils se trouvent.

Dès la mi–septembre, on assistait en Egypte dans l’ensemble du pays à un déploiement massif des forces de l’ordre. Les passants étaient contrôlés, les téléphones fouillés, les appartements visités… Et ce, en raison d’une crainte de manifestations semblables à celles de septembre 2019 qui avaient pris de court les autorités.

Mais cette année l’ampleur des manifestations n’a pas été la même selon Mohamed Lotfi, le directeur de l’ECRF, ONG de défense des droits de l’homme. « Les villes ne se sont pas mobilisées. C’était plutôt des villages ou des lieux autour des villes principales », nous explique t-il.
Arrêtés pour avoir publié des appels à la manifestation sur les réseaux sociaux ou repérés en province par les forces de l’ordre, 147 de ces supposés contestataires n’ont toujours pas donné signe de vie.

« Le gouvernement nie les disparitions forcées, prétend que ces personnes que l’on ne trouve pas ont fugué ou ont joint un groupe terrosriste, alors que l’on sait très bien que (dans) tous les cas ou presque tous les cas, (les personnes) qui ont réapparu devant le parquet avaient (été) détenu(e)s par les autorités ».

Une stratégie de l’intimidation, critiquée par les ONG internationales, mais dont le régime du président Sissi continue d’user avec constance.

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