Affaire des 49 militaires arrêtés au Mali -Boga Sako : “Régler diplomatiquement sans que cela n’entrave la bonne collaboration qu’il y a entre nos deux pays”

Boga Sako souhaite que l’affaire de l’arrestation des 49 militaires au Mali soit réglée diplomatiquement.

L’association des femmes unies de Côte d’Ivoire a organisé une conférence le jeudi 4 août 2022 à Abidjan-Port-Bouët. Présent à cette conférence et réagissant sur l’arrestation des 49 militaires ivoiriens au Mali, Boga Sako Gervais , président de la fondation ivoirienne pour les droits de l’homme a souhaité un règlement diplomatique de cette affaire.

« Il y a dû avoir des dysfonctionnements au niveau administratif qui ont fait que les contingents ivoiriens qui allaient régulièrement au Mali pour remplacer les autres ont été arrêtés. Ce n’est donc pas nouveau, ce n’est pas la première fois que les soldats vont au Mali. Nous sommes à la 8è étape. Toutes les autres fois, cela s’est bien déroulé. Cette fois-ci, il y a eu des couacs . Pour des États qui se respectent, on trouve le moyen pour régler cela diplomatiquement sans que cela n’entrave la bonne collaboration qu’il y a entre nos deux pays», a souligné Boga Sako.

Poursuivant, il a indiqué que les autorités ivoiriennes doivent peser de tout leur poids pour que cette question soit réglée et que l’entente soit de mise entre ces deux pays frères.

Boga Sako s’est prononcé aussi sur la proposition de loi sur la polygamie. Il a fait savoir que celle-ci a fait partie de la culture ivoirienne jusqu’à ce qu’en 1964, le pays ait fait “un bond” dans la modernité en prenant une loi qui l’interdit .

Selon Boga Sako, faire de la poligamie une loi, c’est rétrograder la Côte d’Ivoire du point de vue de l’évolution, de la modernité, du respect des droits de l’homme et surtout de la considération de la femme. « Légaliser la polygamie, c’est hisser l’homme être humain masculin au-dessus de la femme, c’est rabaisser la femme. Les femmes n’ont jamais eu l’audace de marier plusieurs hommes, ce n’est pas possible. Que les gens ne se servent pas de ceci comme alibi pour en faire une loi qui est égale pour tout le monde».

Mamadou Ouattara avec C. Mobio (stagiaire)

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